La CAQ promet 20 M$ pour aider les entreprises à faire face à l’incertitude
Les travailleurs des secteurs manufacturiers, du transport et des ressources naturelles auront droit à des formations payées par Québec pour atténuer les répercussions des menaces tarifaires que brandit le président américain Donald Trump. Pour encourager la formation, le gouvernement remboursera jusqu'à 85 % des coûts des formations de 12 mois et moins. Le gouvernement québécois annonce un investissement de 20 millions de dollars pour aider les entreprises à faire face aux tarifs douaniers des États-Unis et à l'incertitude qui en découle. Cette annonce répond aux besoins exprimés lors du dernier Forum sur l'emploi au Québec, qui a réuni près de 200 acteurs du marché du travail. Plus de 200 personnes étaient réunies à Montréal pour partager des solutions afin de faire face aux menaces tarifaires de l'autre côté de la frontière. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada La mesure vise à aider les employeurs à maintenir leurs activités, à améliorer leur productivité et à diversifier leur production. Elle pourrait aider jusqu'à 1000 entreprises à former leurs travailleurs et à protéger des emplois, selon la ministre de l’Emploi Kateri Champagne-Jourdain. Quant au président de la Commission des partenaires du marché du travail, Jean Lortie, il salue la réponse rapide à la situation d'urgence causée par la menace de tarifs aux douanes américaines. Québec veut épauler les entreprises face aux tarifs, qui sont à prendre au sérieux, selon la ministre. Plus tôt cette semaine, le président Donald Trump a réitéré que des droits de douane de 25 % sur les produits du Canada seraient imposés la semaine prochaine. L'initiative, financée par le Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d'œuvre, prendra la forme d'un appel de projets. Les entreprises voient cet investissement comme un outil de plus pour faire face au contexte actuel. Il s’agit pour elles d’une façon de faciliter la diversification des exportations, une solution particulièrement mise de l’avant dans le domaine de l’aluminium. La formation peut également permettre d'acquérir de nouvelles compétences et technologies pour diversifier les produits dans le secteur du bois d'œuvre, par exemple. Cette diversification des activités va Compte tenu du déclin démographique dans la région de la Côte-Nord et de la difficulté à recruter de la main-d'œuvre, la présidente du conseil d'administration de Développement économique Sept-Îles, Chantal Pitt, croit que les entreprises ciblées par cette mesure pourront plus facilement retenir leur main-d'œuvre. L’aide financière permettra certainement d’apaiser certaines de ces inquiétudes, conclut-elle. D'après les informations de Nazdar Roy
Des entreprises satisfaites
On investit continuellement dans la formation, on est plutôt diversifié, mais c'est toujours aidant d’avoir ce genre de soutien
, lance la responsable aux communications chez le groupe Boisaco, Julie Labille. aider à la résilience de l’entreprise face aux pertes de clients
, pense de son côté le directeur du développement industriel chez ID Manicouagan, Guy Simard.En plus des inquiétudes concernant les quotas, on a aussi les annonces concernant la diminution des travailleurs étrangers, les services de francisation…
, énumère-t-elle.
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